Étienne-Martin: Hommage du Centre Pompidou à un sculpteur énigmatique

Posted by parisblogger | paris | Tuesday 31 August 2010 9:37 am

Né à Loriol en 1913, Étienne-Martin est un des sculpteurs fondamentaux de l’art français. Membre de l’école des Beaux Arts de Lyon, il est arrivé à paris en 1934 et a travaillé dans le studio de Charles Malfray à l’Académie Ranson où il s’est lié d’amitié avec des peintres comme Roger Bissière, Jean Le Moal , Jean Bertholle, Alfred Manessier , Zelman, Pagava Vera et le sculpteur François Stahly. Avec eux il formera le groupe “Témoignage” et réalisera ses premières expositions dans la capitale française.

Exposition-Etienne-Martin-Pompidou

En 1972, le célèbre conservateur Harald Szeemann l’a transformé en un des artistes clé de la sélection “Mythologies individuelles” qui s’est présenté dans la documenta 5 de Kassel cette même année.

L’exposition, que le Centre Pompidou présente maintenant, contient près de quinze des principales sculptures de l’artiste, qui appartiennent à la collection du centre, et auxquelles s’ajoute une sélection des dessins qui reproduisent, sous forme de diagrammes, les configurations vécues et rêvées de sa maison natale de Loriol.

Le propre Martin reconnaît que le contexte et le vécu sont une base fondamentale comme matière première de son œuvre. On peut aussi y voir une sélection inédite d’archives qui appartiennent au Musée d’Art moderne de la ville de Paris, et des photographies de son légendaire atelier de la rue Pot-de-Fer, qui composent un voyage parfait vers l’œuvre d’Etienne-Martin.

Identifié depuis 1960 à ses “Demeures”, étranges sculptures-logement dessinées pour être visitées, explorées “en imagination” par le spectateur, dans la recherche de faire de ses œuvres un espace participatif.

Une de ses œuvres les plus connues, “Manteau” (1962) est la première sculpture en tissu de l’histoire de l’art moderne, et elle est présente dans l’exposition pour le plaisir de tous ceux qui passeront leurs vacances dans un des appartements à Paris.

Le centre Pompidou conserve également d’autres œuvres fondamentales du sculpteur, comme La Nuit Ouvrante (1945-1955), Le Grand Couple 81946), Les Passementeries (1949), Le Manteau ((1962), Le Mur-Miroir (1979), en plus d’un important ensemble de dessins représentant, en forme de diagramme, les configurations vécues et rêvées de la maison de son enfance.

Une donation récente a enrichi davantage ce fond avec trois nouvelles sculptures, y compris le surprenant Dessin fil de fer de 1960, Le Mur-Verseau de 1982-1983 et une de ses dernières réalisations, L’Ancre (1995).

Etienne Martin a continué à être, jusqu’à sa mort une figure à part du monde de l’art parisien. Un homme énigmatique à qui le Centre Pompidou dédie aujourd’hui et jusqu’au 13 septembre, cet hommage.

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